Le démarchage téléphonique devait s’arrêter cet été. Sur votre ligne pro, il n’a pas beaucoup baissé. Une offre commerciale, une demande de stage, un fournisseur : le téléphone sonne pendant que vous êtes dans un faux plafond, et ce n’est pas un client. Voici ce que la loi a vraiment changé, ce qu’elle ne change pas pour un artisan, et comment trier ces appels sans y passer la journée.
Qu’est-ce qui a changé pour le démarchage téléphonique le 11 août 2026 ?
Depuis le 11 août 2026, le démarchage téléphonique à des fins commerciales est interdit par principe, dans tous les secteurs, sauf si la personne appelée a donné son accord avant l’appel. C’est l’application de l’article 13 de la loi du 30 juin 2025 contre les fraudes aux aides publiques, précisée par un décret du 23 juillet 2026, comme l’explique Service Public.
Ce qui change concrètement :
- L’accord doit être libre, éclairé et donné par un acte clair, par exemple une case à cocher qui n’est pas cochée d’avance.
- Il dure au maximum un an, sans renouvellement tacite, et se retire à tout moment, même oralement pendant l’appel.
- Les appels restent limités du lundi au vendredi, de 10 h à 13 h et de 14 h à 20 h, jamais le week-end ni les jours fériés.
- Un contrat signé après un démarchage qui ne respecte pas ces règles n’est pas valable.
Le service Bloctel a pris fin le même jour : la liste d’opposition n’a plus de raison d’être puisque l’interdiction est devenue la règle. Les sanctions sont lourdes. Selon la fiche démarchage abusif de Service Public, l’amende administrative peut atteindre 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une société, par appel.
Deux exceptions restent prévues : l’appel lié à un contrat en cours, et la vente de journaux, périodiques ou magazines.
Pourquoi le démarchage téléphonique continue-t-il sur votre ligne pro ?
Le démarchage téléphonique continue sur votre ligne pro parce que la nouvelle règle de l’accord préalable vise d’abord les particuliers. La CNIL le formule ainsi : les sociétés doivent recueillir le consentement « pour prospecter des particuliers », tandis que les professionnels disposent de la possibilité de s’y opposer.
Même côté particuliers, les appels continuent : RMC constatait fin septembre que les appels indésirables se poursuivent malgré l’interdiction.
Sur le terrain, le constat est le même. Un chauffagiste qui dirige une équipe de sept personnes m’a dit en rendez-vous : « Il y a la moitié des appels qui sont pas qualifiés… ça nous fait perdre un temps fou. » Démarchage, candidatures, fournisseurs, erreurs de numéro : ces appels-là coupent le travail autant qu’un vrai client, sans rien rapporter.
Le problème n’est donc pas la loi. C’est le tri.
Filtrer le démarchage téléphonique sur chantier, étape par étape
Filtrer le démarchage téléphonique repose sur trois niveaux : bloquer les numéros récurrents, dire clairement où envoyer les sollicitations, et ne plus décrocher soi-même les appels que vous ne pouvez pas prendre.
- Bloquez les numéros qui reviennent. Depuis le journal d’appels, sélectionnez le numéro et choisissez l’option de blocage. Service Public rappelle que certains téléphones filtrent aussi automatiquement les appels signalés comme indésirables, dans les réglages de l’application Téléphone.
- Signalez les spams vocaux. Les appels en absence qui poussent à rappeler un numéro surtaxé se signalent par SMS au 33700, en envoyant « spamvocal » suivi du numéro, comme l’indique Orange Pro.
- Dites-le dès le premier appel. Demandez à l’interlocuteur de vous retirer de sa liste. Pour un professionnel, c’est le droit d’opposition dont parle la CNIL.
- Changez votre message d’accueil. Une phrase suffit : « Pour les offres commerciales et les candidatures, merci d’écrire à … ». Le démarcheur n’a plus de raison d’insister.
- Arrêtez de décrocher en plein geste. Un renvoi d’appel sur non-réponse envoie les appels que vous ne prenez pas vers un collègue, un standard ou une messagerie. Vous rappelez ensuite les vrais clients, pas les vendeurs.
Que faire si le démarchage téléphonique continue malgré tout ?
Si un particulier continue d’être démarché sans avoir donné son accord, il peut le signaler sur Signal Conso, la plateforme de la DGCCRF, ou saisir la CNIL quand ses données personnelles sont en cause. C’est utile pour votre ligne personnelle et celle de vos proches.
Pour la ligne de l’entreprise, le levier est surtout pratique. Plus un numéro est signalé, plus les opérateurs ont d’éléments pour agir, rappelle Service Public, mais le signalement ne bloque pas le numéro immédiatement. Le blocage sur le téléphone et le tri à l’accueil restent plus rapides.
Trier les appels sans y passer la journée
Mon avis, après mes rendez-vous avec des artisans : la valeur d’un bon accueil téléphonique est autant dans les appels qui ne remontent plus jusqu’à vous que dans les rendez-vous captés. Un appel de démarchage pris au mauvais moment coûte un geste raté, une concentration perdue et parfois un vrai client qui tombe sur la ligne occupée.
Pour chiffrer ce temps, le calculateur Neofaber fait le compte en une minute. Entrez vos appels reçus par jour et les minutes par appel, noter la demande compris : il affiche les heures perdues chaque mois au téléphone. Si la moitié de ces appels ne sont pas des clients, la moitié de ce temps part en démarchage, candidatures et erreurs de numéro.
C’est l’une des tâches de l’agent IA vocal de Neofaber. Il décroche les appels que vous ne prenez pas, se présente comme une IA, et renvoie le démarchage et les candidatures vers votre e-mail. Les vrais clients, eux, sont reconnus à leur numéro, et le rendez-vous est posé dans InterFast. Quand il ne sait pas répondre, il prend les coordonnées et le motif de l’appel.
Vous gardez votre numéro : un renvoi d’appel envoie vers l’agent les appels que vous ne décrochez pas, et vous pouvez le couper à tout moment. Le tarif est de 9,99 € HT par mois + 0,50 € HT par minute, sans engagement, pour un agent IA vocal connecté à InterFast. Aucune compétence technique, aucune formation en IA, aucun tuto : vous construisez votre agent en conversant avec lui, exactement comme vous le faites déjà avec votre IA au quotidien.
Avec ou sans IA, commencez par le plus simple : un message d’accueil qui dit où envoyer les offres commerciales. Ce soir, il prend deux minutes.